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Le comble du ridicule au pays des merveilles de deby itno.

 

 

Nous avons à faire ni la construction de la réplique de la Tour Eiffel de Paris, moins encore celle de la fameuse statue de liberté de New York city mais plutôt un petit un rond point sur lequel est dressé une statuette en forme de cavalier que le sanguinaire deby (Président de son état) vient d’inaugurer avec faste et trop de bruits. Évidemment qu’Il s’agit là, encore de l’une de ces absurdités, sinon de ces sottises que seuls les dignitaires du régime de Ndjamena ont le secret.

 Pourquoi alors le gouvernement se glorifie pour un tel fait banal, un non-événement. Mais il est presque normal que chez les petits politiciens du Mps (Mouvements pour la patriotique du salut, un parti politique privé de notre très aimable rais tchadien) : ceux la mêmes qui ont appliqué la paresse, la débauche, la corruption comme système de gouvernance pour piller et empiler les maigres ressources du pays. Ceux la mêmes qui ont échoués dans tous les domaines, sans aucune réalisation digne, pour ces soi-disant leaders qui s’étaient faits une réputation méritée des lâches et des cyniques,   l’inauguration dudit statut est une opportunité revêt à saisir qu’il faut exploiter en le médiatisant au maximum.

 

Ce monument de la honte a couté la somme astronomique de dix-sept milliards huit cent soixante-dix millions (17.870.628.211) FCFA aux contribuables tchadiens. Vous ne rêvez absolument pas chers lecteurs, ces chiffres que vous avez sous vos yeux dans ce texte sont bien réels. Et encore que ne vous étonnez pas que cela ne se passe ni dans les monarchies du Golf, ni quelque part en Chine ou ailleurs dans un autre pays riche mais c’est au Tchad : un pays pétrolier dont 99% de la population vit sous le seuil de la pauvreté, très en dessous du niveau d’existence, dans une misère sans nom. Les tchadiens meurent de faim et par manque des soins les plus élémentaires. La république du Tchad couvre une superficie de le pays est une prison à ciel 1.284.000 km2, terres que partagent 12 millions d’âmes. Voila que seulement que ce pays du Sahel pourtant si beau, est devenu une « Abu Ghraib », ou tout simplement une prison (pour me répéter ainsi) a ciel ouvert dans lequel le  peuple est torturé muselé, obnubilé, oppressé, réduit au rang d’esclave par les le pontant  Idriss deby est ses affidés.

La capitale du Tchad est Ndjamena qui signifie « paix » en arabe, n'a rien à envier à ses sœurs de la sous-région. À première vue, les visiteurs ont l’impression que le temps s’était arrêté sur l’ancienne Fort- Lamy. Car elle donne l’image d’un gros village typiquement africain, on dirait une transposition des anciennes villes historiques de Ségou ou Tombouctou. Les maisons sont construites, pour la plus part dans des briques en terre cuites dont les matériaux constitutifs sont : l'argile et de la paille. Il n'y a pas une seule maison des jeunes et de la culture (MJC) digne de ce nom. Les salles de cinémas sont désuètes et tombées dans leurs totalités, dans l'oubli à cause de l'insécurité grandissante et notamment le phonème des attaques à mains armées orchestrées par les éléments du cercle restreint de la garde rapprochée de la présidence de la république. Les ndjamenois (O ! ils sont nombreux) férus des films tel que : missions impossible ou de coup de foudre à nothing Hill, bye bye africa se sont rabattus sur les petits écrans : Dieu soit loué ; c’est ainsi qu’au soir, à la nuit tombée, tous les gaillards de la capitale, la peur dans le ventre, élisent domicile dans les vidéoclubs.

L’eau courante du robinet est devenue une denrée si rare qu'aujourd'hui prendre une douche ou ne ce reste que le fait de brosser les dents : le plus souvent incomplètes, relève tout simplement du miracle. Cette situation a une répercussion directe sur les prix des produits désodorisants autant importés que locaux, notamment les parfums et les encens, sur les marchés de la place.

 La population s’approvisionne au niveau du fleuve Chari comme dans les anciens temps ou régnait sur les deux rives du Chari, le tout puissant sultan Bangaourang du royaume de Baguirmi. Quant à l’électricité, elle est devenue un lointain souvenir. Seuls quelques rares privilégiés, le plus souvent des proches du régime : parents, famille du despote et les griots-maitres-chanteurs de la cour, évoluent dans du « mobutisme » voire du pharaonisme jamais égalé jusqu’ à la, ensuite ils s’offrent l’opulence et luxe ostentatoire d’éclairer leurs nombreux foyers aux grand dam des hôpitaux, des maternités, les buildings administratifs, des camps militaires et l'aéroport international.

Le système d’assainissement d’eaux usées de ladite ville, il est presque inexistant, c’est ce qui explique que tout au long des saisons des pluies, la capitale se transforme en une marre voire un lac. Cela entraine des inondations récurrentes qui forcent hommes femmes et enfants à des fréquents déplacements. Toute la ville se transforme suite en un nid propice pour la multiplication puis la prolifération d’une part, des agents vecteurs des maladies tels que les moustiques dans le cas du paludisme, d’autre part, des virus et des bactéries qui occasionnent les épidémies de la méningite et du cholera. Cette situation fragilise la vie de la population concernée.

 

Ainsi donc, contrairement à l’intoxication de la machine de propagande orchestrée par la présidence, ce statut n’envoie aucun message de paix. Le tyran a plutôt érigé sur l’ancien croisement Etoile un symbole de la mort, de dominance, de terreur, bref : un « chevalier de la mort ». Voyez-vous chers lecteurs, le cavalier est mini d’une lance qui est une arme de guerre et la colombe qui est ici symbolisée pour refléter la paix, est une proie donc la victime de cette même lance. Faut-il encore rappeler, mesdames et messieurs, chers lecteurs, que le tyran deby n’a jamais et au grand jamais prôné la paix si n’est pas au bout des lèvres, du simple fait que son propre parti politique le Mps a-t-il pas pour emblème une arme de guerre et non le moindre une kalachnikov (AK 47). Des lors, chers compatriotes, le scélérat Idriss deby, toujours par ses provocations et ses manigances, lance un message clair à l’endroit des Tchadiens, un message qui se traduit par une déclaration de guerre.

Que l'on doit se poser sérieusement la question à savoir à quoi ce monument est utile-t-il pour le Tchad ? Pourquoi le régime ne s'intéresse t-il à investir dans le domaine de l’éducation, de santé, les voies de communication qui sont des priorités pour la survie de la nation tchadienne ? Et FAUTDRAIT-IL ENCORE ET ENCORE,ET  COMME TOUJOURS CACHER OU SE CACHER DE LA FUITE EN AVANT D’UNE POLITIQUE D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE LORSQUE LA FAMINE S’INSTALLE AUX PORTES DU PALAIS ROSE (Présidence de la république) ?

 

 

Cheickh Tidjane galmai

Citoyen-Journaliste

www.tchachadi.com