Décidément, la diplomatie tchadienne, continue à alimenter, littéralement, une bonne part de nos surprises. Il n’y point de répit pour les diplomates présumés complices. Depuis son lointain palais rose, Le général paranoïaque, Idriss Deby Itno, dans sa draconienne chasse ouverte aux sorcières, dans les milieux des diplomates tchadiens, vient de faire la peau à un haut cadre de l’ambassade du Tchad a Bruxelles, moyennant, un décret présidentiel, non le moindre, du redouté genre, il est mis fin aux fonctions…Qu’Allah en épargne le reste de nos diplomates !
Ce véritable coup de théâtre s’est produit la semaine dernière. Il nous a fallu donc, quelques jours, pour que nous osons enfin croire nos yeux et orteils. Justement, le diplomate incriminé, victime de la mauvaise humeur présidentielle, comble du paradoxe, n’est d’autre que, Hissein Fachir Essou, fidèle des fidèles, intime ami du grand frère du mythomane IDI, ce diplomate avait servi dans des divers postes diplomatiques et administratifs, il était entres autres: consul général du Tchad à Aldjinena, au Soudan (1992-1998), représentant permanent du bureau national du fret, au Cameroun (1998-2004) et un responsable d’haut niveau, à l’ambassade du Tchad à Bruxelles, depuis l’année dernière. A peine installé à Bruxelles, ironie du sort, cet inconditionnel défenseur du régime de N’djamena, se voit du jour au lendemain, accuser de complicité avec les rebelles de l’Est ! Une bien curieuse accusation, qui du reste, difficile dans une certaine mesure, à faire avaler, du moins, pour ceux qui le connaissent !
Au temps des soupçons et des rumeurs, au temps des peurs et des méfiances, au temps des angoisses et des vengeances, au temps des dissidences et des rebellions, l’amalgame est manifestement vite fait entre ami et ennemi. En effet, le général IDI oubliant que, les diplomates à l’instar de tous les autres tchadiens, peuvent avoir des relations familiales avec les rebelles, essaye vainement, de faire couper les ponts, entres ces personnes unies par le sang. Hissein Fachir Essou, vient tout juste d’en faire les frais. Tout à fait, pour ce honni régime au bout du souffle, tout le monde est suspect, chacun est éventuellement rebelle, toute personne est possiblement dangereuse. N’est ce pas, des signes qui se passent des commentaires, des signes avant-coureurs, d’un régime irréversiblement effondrant, tel un manifeste château des cartes !
Hassan Abdelkerim Bouyebri