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Le Soudan accuse Paris et N’Djamena de soutenir la CPI contre al-Bachir

APA-Addis-Abeba (Ethiopie) Le Soudan a accusé lundi la France et le Tchad de soutenir les actes d’accusation de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais, Omar al-Bachir.

La déclaration a été faite par une autorité du ministère des Affaires étrangères du Soudan, qui s’exprimait en marge de la rencontre à huis clos en cours du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), au siège de l’organisation, à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Les deux pays soutiennent les actes d’accusation formulées par la CPI, a affirmé M. Sirajuddin Hamid Yousuf, directeur de la gestion des conflits au Ministère soudanais des Affaires étrangères.

« La France menace la paix au Soudan. La France et le Tchad soutiennent les accusations de la CPI contre le président al-Bachir, des accusations que le Soudan ne reconnaît pas, puisqu’il ne fait pas partie de la CPI », a indiqué à la presse le haut fonctionnaire soudanais qui prend part à la rencontre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Le Soudan a maintes fois accusé le Tchad de soutenir ces groupes rebelles. Les relations entre le Tchad et le Soudan se sont dégradées à la suite d’une récente attaque de rebelles soudanais à Khartoum.

Mais, le Tchad a nié l’accusation, déclarant qu’il ne soutient aucun groupe rebelle soudanais.

La délégation soudanaise est dirigée par le ministre soudanais de la justice, Abdulbasit Sabdarat. Cependant, celle-ci ne participe pas à la rencontre à huis clos, puisqu’elle n’est pas membre du CPS.

Toutefois, le chef de la délégation, Sabdarat, a fait une présentation à la rencontre, exprimant l’espoir de voir le Conseil de paix et de sécurité condamner la décision de la CPI de porter des accusations de génocide et de crimes de guerre à l’encontre du président Al-Bachir.

« Nous attendons de l’Union africaine qu’elle exprime sa solidarité et condamne les actes d’accusation de la CPI. Al-Bashir fait de son mieux pour la paix au Darfour, en conformité avec la constitution du pays », a déclaré Sabdarat.

Le huis clos en cours examine les actes d’accusation de la CPI contre al-Bashir et le processus de paix en cours au Darfour, qui reste un défi majeur pour le gouvernement soudanais depuis son éclatement il y a cinq ans.

Le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé un mandat d’arrêt international contre le président al-Bachir, l’accusant d’être l’instigateur des crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour.

Cependant, l’accusation a été condamnée par la Ligue arabe et d’autres organismes continentaux.

Le CPS de l’UA doit adopter la même position au terme de sa rencontre.


DT/daj/sd/mn/APA
21-07-2008